Levesque Emmanuelle
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La Toast en parle
Emmanuelle Levesque invente des mondes de couleurs comme un musicien compose une mélodie, avec un sens inné de l’harmonie. Ses compositions de lignes géométriques ou de formes évanescentes sont avant tout un espace où l’artiste décline les couleurs et la lumière. La construction travaillée de ses toiles donne une profondeur sans fin à ses constellations chromatiques qu’on ne se lasse plus de contempler.
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Presentation
« J’ai sous les yeux une des premières toiles que réalisa Emmanuelle vers treize ou quatorze ans : ce qu’elle pouvait apercevoir de sa fenêtre. Il s’agit d’un jardin. Le centre en est un arbre, un poirier de plein vent, tout en tronc noueux. Certains toits du voisinage bornent l’horizon sans en fermer la perspective. L’étroite bande d’un ciel en « V » très aplati aspire les masses végétales et l’observateur vers le haut lointain.
Il n’y a pas de premier plan, est-on tenté de dire. On ne le voit pas alors qu’il est le sujet du tableau : c’est l’air, l’atmosphère, la matière solaire inconsistante ; si l’on n’était si près du sol, ce serait l’éther, l’azur, ce qu’on veut d’impalpable. Ce vide apparent emplit l’espace de la plongée de la fenêtre jusqu’au poirier en contrebas, puis court noyer les horizons du jardin. Peut-être cette distance de premier plan est-elle le siège d’une brise venue de derrière le peintre et qui a poursuivi, en l’effleurant au passage, son tour de la terre.
Il y a d’autres toiles, d’autres thèmes, des essais tournoyants parfois aboutis, des portraits.
Les vraies fenêtres, celles d’avant le métal et le synthétique, craquent au soleil et au vent. Leur peinture se craquèle avant de s’écailler et leur bois montre des veines comme les bois salés des anciennes coques.
Ordre de la matière qui résiste et se rebiffe. Temps à l’œuvre et tempos sous-jacents. Verticalité horizontales. Obsession de l’invisible. J’ai cela devant les yeux. En lumière et en couleur. Même sur cour, une fenêtre est toujours avec vue. »
Mars 2005
J’ai commencé à peindre vers 14 ans. C’était un besoin vital. Une envie de couleur avant tout, comme la musique peut nous manquer, comme on peut retrouver la joie pour un enchaînement d’accords.
Les bandes qui composent mes fenêtres sont des motifs, des structures. Elles me permettent de croiser les couleurs, les lumières, de façon ordonnée ; elle me permettent aussi des passages, des croisements, des mélanges.
Aujourd’hui je continue à explorer la richesse des harmonies colorées, l’infinie variété des rapports de couleur, la façon dont elles changent en fonction de l’épaisseur de la matière, ou au contraire de sa liquidité.
Pour laisser filtrer la lumière je me sers de la blancheur de la toile. J’essaye des arrangements, des équilibres en entrecroisant les bandes de mes fenêtres.
Il n’y a pas de premier plan, est-on tenté de dire. On ne le voit pas alors qu’il est le sujet du tableau : c’est l’air, l’atmosphère, la matière solaire inconsistante ; si l’on n’était si près du sol, ce serait l’éther, l’azur, ce qu’on veut d’impalpable. Ce vide apparent emplit l’espace de la plongée de la fenêtre jusqu’au poirier en contrebas, puis court noyer les horizons du jardin. Peut-être cette distance de premier plan est-elle le siège d’une brise venue de derrière le peintre et qui a poursuivi, en l’effleurant au passage, son tour de la terre.
Il y a d’autres toiles, d’autres thèmes, des essais tournoyants parfois aboutis, des portraits.
Les vraies fenêtres, celles d’avant le métal et le synthétique, craquent au soleil et au vent. Leur peinture se craquèle avant de s’écailler et leur bois montre des veines comme les bois salés des anciennes coques.
Ordre de la matière qui résiste et se rebiffe. Temps à l’œuvre et tempos sous-jacents. Verticalité horizontales. Obsession de l’invisible. J’ai cela devant les yeux. En lumière et en couleur. Même sur cour, une fenêtre est toujours avec vue. »
Mars 2005
J’ai commencé à peindre vers 14 ans. C’était un besoin vital. Une envie de couleur avant tout, comme la musique peut nous manquer, comme on peut retrouver la joie pour un enchaînement d’accords.
Les bandes qui composent mes fenêtres sont des motifs, des structures. Elles me permettent de croiser les couleurs, les lumières, de façon ordonnée ; elle me permettent aussi des passages, des croisements, des mélanges.
Aujourd’hui je continue à explorer la richesse des harmonies colorées, l’infinie variété des rapports de couleur, la façon dont elles changent en fonction de l’épaisseur de la matière, ou au contraire de sa liquidité.
Pour laisser filtrer la lumière je me sers de la blancheur de la toile. J’essaye des arrangements, des équilibres en entrecroisant les bandes de mes fenêtres.
Personal touch
What is your favorite city?
Where would you like to be exhibited (gallery, museum…) ?
Which artist (alive or not) would you like to meet ?
Which famous person would you love to have as one of your collectors ?
A few words for your future collectors:
My Auctions
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Artistic profile
Education
1994
Entrée aux Beaux-Arts d’Angers
Personals exhibitions
2002
Diverses galeries, Bretagne.
1998
1998 Galerie, Altaï, Sibérie
1997
Ecole des langues orientales, Clichy
Collective exhibitions
2004
Galerie Thuillier
2003
Hôtel de ville de Paris
1996
Galerie, Kiev, Russie
1995
1995 Galerie, Nantes
Publications
Prices/Contests/Awards
Others artistics productions






